vendredi 29 mai 2009

" Petit cours d'autodéfense intellectuelle " de Normand Baillargeon


En France, 48% des gens croient à l’existence d’un ou de plusieurs phénomènes paranormaux pendant que 50% des professeurs d’université croient à de tels phénomènes — ce qui constitue un taux supérieur à la moyenne de la population; 


les moins crédules sont les agriculteurs qui rejettent de telles croyances à 80%. Dans des travaux crédibles et souvent cités, Henri Broch a montré qu’à l’université le secteur de l’éducation était le plus crédule.(...)

Au début des années soixante-dix, le docteur Fox a prononcé, à trois occasions, une conférence intitulée: “La théorie mathématique des jeux et son application à la formation des médecins”. Il s’est exprimé devant un total de 55 personnes, toutes hautement scolarisées: travailleurs sociaux, éducateurs, administrateurs, psychologues et psychiatres. Son exposé durait une heure et était suivi de 30 minutes d’échanges. Un questionnaire était ensuite administré pour connaître l’opinion de l’auditoire sur l’exposé du docteur. Tous les participants l’ont trouvé clair et stimulant. Aucun n’a remarqué que cette conférence était un tissu de sottises. Ce qu’elle était pourtant.

Le docteur Fox était en fait un comédien. Il avait l’air très distingué et parlait sur un ton autoritaire et convaincu. Mais le texte qu’il disait, appris par cœur et portant sur un sujet auquel il ne connaissait absolument rien, était truffé de mots vagues, de contradictions, de fausses références, de renvois savants à des concepts n’ayant pas de rapport avec le sujet traité, de concepts creux et ainsi de suite. Bref: du vent, des contradictions et de la pompeuse insignifiance.

Chroniques de Normand Baillargeon (pdf )

jeudi 28 mai 2009

"Mon testament " par Mr le curé Jean Meslier ( 1729 )




"Il serait juste que les grands de la terre et que tous les nobles fussent pendus et étranglés avec les boyaux de prêtres. Cette expression ne doit pas manquer de paraître assez rude et grossière, mais il faut avouer qu'elle est franche et naïve. Elle est courte, mais elle exprime assez, en peu de mots, tout ce que ces sortes de gens-là méritent. 




"Il n'y a que la barbarie la plus sauvage, il n'y a que la plus insigne fourberie, il n'y a que l'ambition la plus aveugle qui ait pu faire imaginer le dogme de l'éternité des peines. S'il existait un Dieu que l'on peut offenser ou blasphémer, il n'y aurait pas sur la terre de plus grands blasphémateurs, que ceux qui osent dire que ce Dieu est un tyran assez pervers pour se complaire pendant l'éternité aux tourments inutiles de ses faibles créatures."(...)

« C’est comme si on disait qu’un Dieu infiniment sage et infiniment bon se serait offensé contre les hommes et qu’il se serait rigoureusement irrité contre eux pour un rien (croquer dans un fruit) et pour une bagatelle, et qu’il se serait miséricordieusement apaisé et réconcilié avec eux par le plus grand de tous les crimes ? Par un horrible déicide qu’ils auraient commis, en crucifiant et en faisant cruellement et honteusement mourir son cher et divin fils ? »(...)

D'ailleurs combien les auteurs que l'on nomme profanes, Xénophon, Platon, Cicéron, l'Empereur Antonin, l'Empereur Julien, Virgile etc. sont-ils au-dessus de ces Livres qu'on nous dit inspirés de Dieu! Je crois pouvoir dire que quand il n'y aurait, par exemple, que les fables d'Esope, elles sont certainement beaucoup plus ingénieuses et plus instructives que ne le sont toutes ces grossières et basses paraboles, qui sont rapportées dans les Evangiles.(...)

« S’il y avait véritablement quelque divinité ou quelque être infiniment parfait, qui voulut se faire aimer, et se faire adorer des hommes, il serait de la raison et de la justice et même du devoir de ce prétendu être infiniment parfait, de se faire manifestement, ou du moins suffisamment connaître de tous ceux et celles dont il voudrait être aimé, adoré et servi. »

"Il n'y a rien de si abject, de si pauvre, de si méprisé que les paysans de France: ils sont les esclaves des grand et des nobles, sans compter ce que les ecclésiastiques exigent injustement de ces pauvres malheureux."
"On a bien raison de comparer ces gens-là à des vermines, car ils ne font que tourmenter, ronger et manger le pauvre peuple. La religion se fait leur complice. Elle menace les ignorants du diable, comme si les diables pouvaient être plus hideux que tous les beaux messieurs, grands et nobles, que toutes les belles demoiselles, parées, frisées et poudrées, qui sont les plus grands ennemis du peuple et lui font tant de mal."(...)

A quoi sert qu'ils se déguisent sous tent de diverses et ridicules formes d'habits, qu'ils s'enferment dans des cloîtres, qu'ils marchent pieds nus, qu'ils se donnent la discipline, qu'ils aillent à certaines heures du jour ou de la nuit chanter psaumes et cantiques? Les oiseaux sauvages chantent et ramassent assez dans les champs et dans les bois. Les peuples n'ont que faire de nourrir tant de gens pour ne faire que chanter dans les temples."(...)

" Si les hommes possédaient et jouissaient également en commun des richesses, des biens et de commodités de la vie, s'ils s'occupaient unanimement tous à quelque honnête et utile travail, ils vivraient tous heureux et contents, car la terre produit assez abondamment pour les nourrir et les entretenir; personne ne serait en peine ni pour soi, ni pour ses enfants de savoir où il logerait, peronne n'aurait à se tuer soi-même par des excès de fatigue et de travail."(...)

"Sur quelles bases ont-ils fondé cette prétendue certitude de l'existence d'un Dieu? Sur la beauté, l'ordre, sur les perfections des ouvrages de la nature? Mais pourquoi aller chercher un Dieu invisible et inconnu pour créateur des êtres et des choses, alors que les êtres et les choses existent et que, par conséquent, il est bien plus simple d'attribuer la force créatrice, organisatrice, à ce que nous voyons, à ce que nous touchons, c'est à dire à la matière elle-même? Toutes les qualités et puissances qu'on attribue à un Dieu placé en dehors de la nature, pourquoi ne pas les attribuer à la nature même qui est éternelle?"
"Rien ne se crée. Rien ne se perd. Le temps ni l'espace n'ont été créés: car si un être avaoit créé le temps, il eût fallu qu'il fût hors du temps et rien ne peut être hors du temps. Pour créer l'espace, il eût fallu qu'il fût hors de l'espace, et rien ne peut être hors de l'espace. Enfin pour créer la matière, il eût fallu qu'il fût hors de la matière et rien ne peut être hors la matière."
"Le monde est un mélange confus de bien et mal; il s'ensuit évidemment qu'il n'a pas été créé par un être infiniment parfait, et, par conséquent, il n'y a pas de Dieu."(...)

Ah! l'autre vie! l'âme immortelle! Est-ce que nous ne sentons pas, intérieurement et extérieurement par nous-mêmes, que nous ne sommes que matière, et que nos pensées les plus spirituelles ne sont que de la matière de notre cerveau, qu'elles sont le résultat de sa constitution matérielle et que ce que nous appelons notre âme n'est en réalité qu'une portion de la matière, la plus délicate et la plus subtile?"
"L'âme n'est ni spirituelle ni immortelle. Elle est matérielle et mortelle aussi bien que le corps. Il n'y a donc point de récompense à espérer ni de châtiments à craindre après cette vie. Il n'y a point de bonté souveraine pour récompenser les justes et les innocents, point de justice souveraine pour punir les méchants. Il n'y a point de Dieu."

"Mais il y a l'homme, il y a la terre, il y a la vie, il y a le sentiment de l'équilibre et de la justice, et c'est sur cette terre qui lui appartient, dans cette vie qui est sienne, que l'homme doit réaliser la justice, le bonheur, la solidarité et la fraternité universelles. Ce n'est pas en Dieu que l'homme doit chercher la puissance, la bonté, la perfection, c'est en lui-même: par l'instruction il deviendra savant, c'est à dire puissant; par l'éducation, il se fera juste, c'est à dire bon; par l'aide mutuelle et la solidarité, il réalisera sur la planète qui est son domaine la perfection possible. Il faut avoir le courage de rejeter toutes les idées préconçues et surtout d'effacer ce préjugé de la perfection des choses actuelles, comme ayant été créées définitivement par l'ordre d'un Dieu. Tout est en mouvement, tout se transforme, tout progresse."

Jean Meslier

UQAC

mardi 26 mai 2009

"déterminisme économique de Karl Marx" de Paul Lafargue (1909)


Leucippe et son disciple Démocrite, cinq siècles avant Jésus-Christ, introduisirent la. conception de l'atome pour comprendre la constitution de l'esprit et de la matière, et pendant plus de deux mille ans les philosophes, au lieu de songer à recourir à l'expérience pour éprouver l'hypothèse atomique, discutèrent sur l'atome en soi, sur le plein de la matière, indéfiniment continue, star le vide et le discontinu. etc., et ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle que Dalton utilisa la conception de Démocrite pour expliquer les combinaisons chimiques.

L'atome, dont les philosophes n'avaient su rien faire, devint entre les mains des chimistes "un des plus puissants outils de recherche que la raison humaine ait su créer".(...)
On ne peut citer un plus mémorable exemple de la stérilité des discussions verbales et de la fécondité de l'expérience. L'action dans le monde matériel et intellectuel est seule féconde : "Au commencement était l'action".

Le déterminisme économique est un nouvel outil, mis par Marx à la disposition des socialistes pour établir un peu d'ordre dans le désordre des faits historiques que les historiens et les philosophes ont été incapables de classer et d'expliquer. Leurs préjugés de classe et leur étroitesse d'esprit donnent aux socialistes le monopole de cet outil ; mais ceux-ci avant de le manier veulent se convaincre qu'il est absolument parfait et qu'il peut devenir la clef de tous les problèmes de l'histoire ; à ce compte, ils pourront, leur vie durant, continuer à discourir et à écrire des articles et des volumes sur le matérialisme historique, sans avancer la question d'une idée.
Les hommes de science ne sont pas si timorés ; ils pensent "qu'au point de vue pratique, il est d'importance secondaire que les théories et les hypothèses soient correctes, pourvu qu'elles nous guident à des résultats s'accordant avec les faits" 1. La vérité, après tout, n'est que l'hypothèse qui opère le mieux : souvent l'erreur est le plus court chemin à une découverte.(…)
Les physiciens peuvent aujourd'hui s'apercevoir que l'hypothèse de Démocrite est insuffisante pour comprendre les phénomènes récemment étudiés, cela n'empêche qu'elle a servi à éditer la chimie moderne.
(...)
Mais la Bourgeoisie victorieuse n'eut pas le courage de le prendre pour divinité poliade ; elle rafistola Dieu, que la Raison avait endommagé, et le remit en honneur ; cependant n'ayant pas une entière foi en sa toute puissance, elle lui adjoignit un troupeau de demi-dieux, - Progrès, Justice, Liberté, Civilisation, Humanité, Patrie, etc. - qui furent chargés de présider aux destinées des nations ayant secoué le joug de l'Aristocratie. Ces dieux nouveaux sont des Idées, des "Idées-forces", des "Forces impondérables". (…)

"Enfin, et pour la première fois, s'écriait Hegel, la Raison allait gouverner le monde". Les bourgeois de 1793 la déifièrent : déjà, aux débuts de la période bourgeoise dans le monde antique, Platon la déclarait supérieure à la Nécessité (Timée) et Socrate reprochait à Anaxagoras d'avoir, dans sa cosmogonie, tout expliqué par des causes matérielles, sans avoir fait aucun emploi de la Raison, dont on pouvait tout aspirer (Phédon). La domination sociale de la Bourgeoisie est le règne de la Raison. (...)

Un fait frappe tout d'abord : souvent un même mot est usité pour désigner une idée abstraite et un objet concret. Les mots qui dans les langues européennes signifient les biens matériels et la ligne droite veulent aussi dire le Bien moral et le Droit, le Juste :
Ta agatha (grec), les biens, les richesses ; to agathon, le Bien.
Bona (latin), les biens ; bonum, le Bien.
Goods (anglais), les biens ; the good, le Bien, etc...

UQAC

vendredi 22 mai 2009

"Peur de la jeunesse et de l'excès de liberté"


"Nous sommes aujourd'hui en pleine décadence. Les jeunes ne respectent plus leurs parents. Ils sont grossiers et impatients. Ils ont souvent élu domicile dans des tavernes et ne savent plus se contrôler".

Gravure sur une tombe égyptienne ( - 4000 av J.C. )

Des bassines et du zèle

Que, répondis-je, le père s'habitue à devoir traiter son fils d'égal à égal et à craindre ses enfants, le fils s'égale à son père, n'a plus honte de rien et ne craint plus ses parents, parce qu'il veut être libre ; le métèque s'égale au citoyen et le citoyen au métèque, et la même chose pour l'étranger.

C'est bien ce qui se passe, dit-il.

À tout cela, dis-je, s'ajoutent encore ces petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n'ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s'occupent d'eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s'opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s'abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffoneries et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques.

C'est tout à fait ça ! dit-il.

Mais en fait, dis-je, le comble, mon très cher, de l'excès de liberté, tel qu'il apparaît dans une telle cité, c'est quand ceux et celles qui ont été achetés ne sont en rien moins libres que ceux qui les ont achetés. Et dans les relations des hommes avec les femmes et des femmes avec les hommes, le point où en arrivent l'égalité des droits et la liberté, nous étions près de n'en quasiment rien dire !

Platon, La République, VIII, 562b-563e ( - 372 av J.C. )

"Ils n'ont aucun respect pour les parents ou les personnes âgées. Ils s'impatientent contre toute contrainte. Ils parlent comme s'ils savaient tout, et ce qui nous semble sage à nous est folie pour eux. En ce qui concerne les filles, elles sont effrontées, impudiques et sont mal élevées en paroles, en comportement et en habillement."

Sermon de Pierre l'Hermite ( 1274 )

" Le réflexe professionnel du sociologue est de rappeler que les divisions entre les âges sont arbitraires. C'est le paradoxe de Pareto disant qu'on ne sait pas à quel âge commence la vieillesse, comme on ne sait pas où commence la richesse. En fait, la frontière entre jeunesse et vieillesse est dans toutes les sociétés un enjeu de lutte. 

Par exemple, j'ai lu il y a quelques années un article sur les rapports entre les jeunes et les notables, à Florence, au XVIème siècle, qui montrait que les vieux proposaient à la jeunesse une idéologie de la virilité, de la virtú, et de la violence, ce qui était une façon de se réserver la sagesse, c'est-à-dire le pouvoir. De même, Georges Duby montre bien comment, au Moyen Age, les limites de la jeunesse étaient l'objet de manipulations de la part des détenteurs du patrimoine qui devaient maintenir en état de jeunesse, c'est-à-dire d'irresponsabilité, les jeunes nobles pouvant prétendre à la succession. "

la jeunesse n’est qu’un mot par Pierre Bourdieu

jeudi 21 mai 2009

« Information and Environmental Warfare »


"Imaginons qu'en 2025 les Etats-Unis combattent depuis de plusieurs années un puissant cartel sud-américain de la drogue bénéficiant d'importants appuis politiques. Ce cartel a pu acquérir, sur le marché d'occasion, des centaines d'avions de chasse russes et chinois qui ont jusqu'à présent contrecarré toutes les tentatives américaines d'attaques de leurs installations de production.(…)

L'analyse des observations météorologiques révèle que cette région équatoriale d'Amérique du Sud se caractérise par des orages quotidiens, chaque après-midi, durant toute l'année. Les services de renseignement ont confirmé que les pilotes du cartel sont très réticents à voler dans de telles conditions. Par conséquent, les "Weather Force Support Element" (WFSE), sous l'autorité du commandant en chef (Commander in Chief, CINC) du Centre des Opérations aériennes (Air Operations Center, AOC), a reçu pour mission de prévoir la trajectoire des orages et de déclencher, ou d'intensifier les zones d'orages au-dessus des cibles (…)Le WFSE contrôle l'ensemble des opérations en temps réel et enregistre l'achèvement avec succès d'une nouvelle mission de modification des conditions mé- téorologiques d'une opération militaire; une mission importante, mais routinière en cette année 2025."

"Weather as a Force Multiplier : Owning the Weather in 2025".

"... Avant la moitié du 21ème siècle, il y aura de fait une explosion dans le domaine de la neurologie. ... On peut envisager le développement de sources d'énergie électromagnétiques, dont le signal peut être pulsé, mis en forme et dirigé, qui pourront être couplées avec le corps humain d'une manière qui permettra d'empêcher les mouvements musculaires volontaires, de contrôler les émotions (et les actions), d'endormir, de transmettre des suggestions, d'interférer avec la mémoire de court comme de long terme, de produire l'acquisition d'expériences, ou d'effacer des expériences acquises. Ceci ouvrira la porte au développement de nouvelles capacités qui pourront être utilisées dans un conflit armé, une action terroriste ou une prise d'otages, et pour la formation ... 

Il apparaîtrait aussi possible de créer un discours de haute fidélité dans le corps humain, potentialisant une suggestion ou une direction psychologique. Lorsqu'une pulsation micro-onde haute puissance, de l'ordre du gigahertz, atteint le corps humain, une très petite élévation de température apparaît. Celle-ci est associée à une soudaine expansion des tissus légèrement échauffés. Cette expansion est suffisamment rapide pour provoquer une onde acoustique. Si un courant pulsé est utilisé, il devrait être possible de créer un champ acoustique interne dans la gamme des 5 à 15 kilohertz, qui est audible. Donc, il peut être possible de "parler" à des adversaires choisis, d'une façon qui serait la plus perturbante pour eux…

"Biological Process Control" par le Scientific Advisory Committee de l'U.S. Air Force ( 1996 )

S’agissant des aspects juridiques des activités militaires

23. demande à l’Union européenne de faire en sorte que les nouvelles techniques d’armes dites non-létales et le développement de nouvelles stratégies d’armements soient également couverts et régis par des conventions internationales;

24. considère que le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Project), en raison de son impact général sur l’environnement, est un problème d’une portée mondiale et demande que ses implications juridiques, écologiques et éthiques soient examinées par un organe international indépendant avant la poursuite des travaux de recherche et la réalisation d’essais; déplore que le gouvernement des Etats-Unis ait à maintes reprises refusé d’envoyer un représentant pour apporter un témoignage sur les risques que comporte pour l’environnement et la population le projet HAARP finance actuellement en Alaska, durant l’audition publique ou à l’occasion d’une réunion subséquente de sa commission compétente;

25. demande à l’organe chargé de l’évaluation des choix scientifiques et techniques (STOA) d’accepter d’examiner les preuves scientifiques et techniques fournies par tous les résultats existants de la recherche sur le programme HAARP aux fins d’évaluer la nature et l’ampleur exactes du danger que HAARP représente pour l’environnement local et mondial et pour la santé publique en général;

26. invite la Commission à examiner les incidences éventuelles sur l’environnement et la santé publique du programme HAARP pour l’Europe arctique et à lui faire rapport sur le résultat de ses investigations;

27. demande que soit établi un accord international visant à interdire à l’échelle mondiale tout développement et de ́ploiement d’armes qui pourraient ouvrir la porte à toute forme de manipulation de l’homme;

Le Parlement européen le Jeudi, 28 janvier 1999

GRIP

"Internationalisation de l'Amazonie ?"


De fait, l'argumentation du dossier spécial à l'intérieur de la publication utilise l'épouventard (3) de l'internationalisation de l'Amazonie pour s'opposer à la création d'une Unité de conservation, l'unité Verde para sempre du municipe de Proto de Moz, qui a été menée dans la région, suite à la demande des population riveraines de cette réserve et avec l'appui du mouvement syndical local, de l'église catholique, d'Organisation Non Gouvernementales telles que Greenpeace et de l'Etat fédéral brésilien, contre l'avis de ces élites locales. 

(3).Référence à l'être magique qui, dans Harry Potter, prend la forme de la peur la plus grande de la personne qui croise son chemin.


Au cours d’un débat dans une université américaine en mai 2000, Cristovam Buarque fut interrogé à propos de l’idée
d’internationalisation de l’Amazonie. Un jeune Américain lança le débat en disant qu’il espérait la réponse d’un humaniste et non pas celle d’un Brésilien. Voici la réponse de Cristovam Buarque, publiée par O Globo le 23 octobre 2000.

"En effet, en tant que Brésilien, je m’élèverais tout simplement contre l’internationalisation de l’Amazonie. Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.En tant qu’humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux imaginer que l’Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanité. Si, au nom d’une éthique humaniste, nous devions internationaliser l’Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l’humanité que l’Amazonie l’est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d’augmenter ou de diminuer l’extraction de pétrole, comme d’augmenter ou non son prix.(...)

Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l’idée d’une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d’un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s’assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d’aller à l’école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu’ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l’attention du monde entier. Davantage encore que l’Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l’Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu’ils devraient aller à l’école ; ils ne les laisseront pas mourir alors qu’ils devraient vivre.

En tant qu’humaniste, j’accepte de défendre l’idée d’une internationalisation du monde.
Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !"

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article403

" INFO ou INTOX ??!! " sur le devenir de l'AMAZONIE

Tout d'abord, il est important de dire que ce discours n'est ni daté, ni localisé précisément : il a été tenu dans une Université nord-américaine, mais on n'en sait pas plus sur la date et le lieu précis.(...)

Précisons de quoi parlent les Brésiliens lorsqu'ils évoquent l'internationalisation de l'Amazonie : il s'agirait de donner à cette dernière un statut proche de celui des eaux continentales internationales, voir même de l'Antarctique (divisée en zones placées sous la juridiction d'un pays occidental). Un tel projet n'a jamais été déposé, sous quelque forme que ce soit, dans un quelconque parlement, ni été le programme d'un quelconque candidat ; il n' existe d'ailleurs aucune base juridique pour une telle dépossession dans l'histoire contemporaine.(...)

De fait, l'argumentation du dossier spécial à l'intérieur de la publication utilise l'épouventard (3) de l'internationalisation de l'Amazonie pour s'opposer à la création d'une Unité de conservation, l'unité Verde para sempre du municipe de Proto de Moz, qui a été menée dans la région, suite à la demande des population riveraines de cette réserve et avec l'appui du mouvement syndical local, de l'église catholique, d'Organisation Non Gouvernementales telles que Greenpeace et de l'Etat fédéral brésilien, contre l'avis de ces élites locales. En fait, ce journal représente les intérêts d'une certaine bourgeoisie parasense qui a tout intérêt à s'opposer à la création de telles unités de conservations. en effet, la vocation de ces unités serait de donner un statut foncier à ces terres, empêchant ainsi les exploitants forestiers et les grands propriétaires terriens de se les approprier.(...)

(3).Référence à l'être magique qui, dans Harry Potter, prend la forme de la peur la plus grande de la personne qui croise son chemin.

Cnrs-intergéo

samedi 16 mai 2009

" 1984 " de George Orwell ( 1949 )


 Nous savons que jamais personne ne s’empare du pouvoir avec l’intention d’y renoncer. Le pouvoir n’est pas un moyen, il est une fin. On n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. 



Ne voyez-vous pas que le véritable but du novlangue est de restreindre les limites de la pensée ? À la fin, nous rendrons littéralement impossible le crime par la pensée car il n’y aura plus de mots pour l’exprimer. Tous les concepts nécessaires seront exprimés chacun exactement par un seul mot dont le sens sera délimité. Toutes les significations subsidiaires seront supprimées et oubliées. Déjà, dans la onzième édition, nous ne sommes pas loin de ce résultat. Mais le processus continuera encore longtemps après que vous et moi nous serons morts. Chaque année, de moins en moins de mots, et le champ de la conscience de plus en plus restreint. Il n’y a plus, dès maintenant, c’est certain, d’excuse ou de raison au crime par la pensée. C’est simplement une question de discipline personnelle, de maîtrise de soi-même. Mais même cette discipline sera inutile en fin de compte. La Révolution sera complète quand le langage sera parfait.(...)

Le mot « guerre », lui-même, est devenu erroné. Il serait probablement plus exact de dire qu’en devenant continue, la guerre a cessé d’exister. La pression particulière qu’elle a exercée sur les êtres humains entre l’âge néolithique et le début du vingtième siècle a disparu et a été remplacée par quelque chose de tout à fait différent. L’effet aurait été exactement le même si les trois super-États, au lieu de se battre l’uncontre l’autre, s’entendaient pour vivre dans une paix perpétuelle, chacun inviolé à l’intérieur de ses frontières. Dans ce cas, en effet, chacun serait encore un univers clos, libéré à jamais de l’influence assoupissante du danger extérieur. Une paix qui serait vraiment permanente serait exactement comme une guerre permanente. Cela, bien que la majorité des membres du Parti ne le comprenne que dans un sens superficiel, est la signification profonde du slogan du Parti : La guerre, c’est la Paix. (...)

Le livre le passionnait ou, plus exactement, le rassurait. Dans un sens, il ne lui apprenait rien de nouveau, mais il n’en était que plus attrayant. Il disait ce que lui, Winston, aurait dit, s’il lui avait été possible d’ordonner ses pensées éparses. Il était le produit d’un cerveau semblable au sien mais beaucoup plus puissant, plus systématique, moins dominé par la crainte.

« Les meilleurs livres, se dit-il, sont ceux qui racontent ce que l’on sait déjà. » (...)

La raison en est, en partie, que, dans le passé, aucun gouvernement n’avait le pouvoir de maintenir ses citoyens sous une surveillance constante. L’invention de l’imprimerie, cependant, permit de diriger plus facilement l’opinion publique. Le film et la radio y aidèrent encore plus. Avec le développement de la télévision et le perfectionnement technique qui rendit possibles, sur le même instrument, la réception et la transmission simultanées, ce fut la fin de la vie privée.

Tout citoyen, ou au moins tout citoyen assez important pour valoir la peine d’être surveillé, put être tenu vingt-quatre heures par jour sous les yeux de la police, dans le bruit de la propagande officielle, tandis que tous les autres moyens de communication étaient coupés. La possibilité d’imposer, non seulement une complète obéissance à la volonté de l’État, mais une complète uniformité d’opinion sur tous les sujets, existait pour la première fois. (...)

Les noms mêmes des quatre ministères qui nous dirigent font ressortir une sorte d’impudence dans le renversement délibéré des faits. Le ministère de la Paix s’occupe de la guerre, celui de la Vérité, des mensonges, celui de l’Amour, de la torture, celui de l’Abondance, de la famine. Ces contradictions ne sont pas accidentelles, elles ne résultent pas non plus d’une hypocrisie ordinaire, elles sont des exercices délibérés de doublepensée. (...)

« Nous ne sommes pas ainsi. Nous savons que jamais personne ne s’empare du pouvoir avec l’intention d’y renoncer. Le pouvoir n’est pas un moyen, il est une fin. On n’établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution. On fait une révolution pour établir une dictature. La persécution a pour objet la persécution. La torture a pour objet la torture. Le pouvoir a pour objet le pouvoir. Commencez-vous maintenant à me comprendre ? »

Orwell 1984.pdf ( www.ebooksgratuits.com )
Quelle est la différence entre un optimiste et un pessimiste ?

L'optimiste pense que l'on vit dans le meilleur des mondes possibles.
Le pessimiste pense que malheureusement c'est vrai.