mardi 17 mars 2009

LE COUSINAGE A PLAISANTERIES


« Écoutez-moi bien, vous autres Sérère de Touba Toul et des environs, vous mes esclaves, je veux que désormais vous vous acquittiez dorénavant et à temps de votre taxe rurale sans broncher.

C’est cela qui va permettre à la communauté rurale de verser sa contribution pour que le P.N.I.R. puisse venir chez vous et faire ici d’autres réalisations comme les maternités, écoles, foyers des femmes ou autres cantines que vous avez dans votre marché…

C’est un ordre que je vous donne. Si vous n’avez pas d’argent, allez vendre vos poulets. Ou au besoin amenez-moi alors ces poulets. Comme vous [ne] daignez les consommer, donnez-les au Diola amateur de bonne chair que je suis. Je vous donnerai en contrepartie de quoi aller vous acquitter de votre taxe rurale »,

ajouta le sous-préfet qui, joignant le geste à la parole, se tapa le ventre qu’il indique comme étant un « cimetière de poulets » ; ceci pour mieux chahuter ses interlocuteurs qu’il n’hésita pas à taxer au passage de simples rustres .

Le Quotidien, 27 mai 2004.

etudesafricaines


La parenté à plaisanterie, ou sinankunya au Mali, rakiré chez les Mossis du Burkina Faso, toukpê en Côte d'Ivoire, dendiraagal chez les Halpulaaren, kalir ou massir chez les Sérères, Kal chez les Wolofs, est une pratique sociale, observable dans toute l'Afrique occidentale, qui autorise, et parfois même oblige, des membres d'une même famille (tels que des cousins éloignés), ou des membres de certaines ethnies entre elles, à se moquer ou s'insulter, et ce sans conséquence ; ces affrontements verbaux étant en réalité des moyens de décrispation sociale.

Wikipedia

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