lundi 2 mai 2022
« Il n’y aura pas d’effondrement global mais des effondrements sociaux et localisés » par Jørgen Randers
vendredi 22 avril 2022
Fast Car par Tracy Chapman
Paroles et traduction
de Fast Car par Tracy Chapman :
Fast Car
(Voiture Rapide)
You got a fast car
Tu as une voiture rapide
I want a ticket to anywhere
Et moi, je veux un billet pour n'importe où
Maybe we make a deal
Peut-être qu'on peut s'arranger
Maybe together we can get
somewhere
Peut-être qu'ensemble on peut arriver quelque part
Anyplace is better
N'importe où sera mieux qu'ici
Starting from zero got nothing to lose
Et quand on part de rien, on a rien à perdre
Maybe we'll make something
Peut-être qu'on fera quelque chose
But me myself I got nothing to prove
Mais moi, en tout cas, je n'ai rien à prouver
You got a fast car
Tu as une voiture rapide
And I got a plan to get us out of here
Et moi j'ai un plan pour nous tirer d'ici
I been working at the convenience store
J'ai travaillé dans une épicerie
Managed to save just a little bit of money
Me suis arrangé pour économiser un peu d'argent
We won't have to drive too far
Inutile de partir trop loin
Just 'cross the border and into the city
Il nous suffira de gagner la première ville après la frontière
You and I can both get jobs
Toi et moi, on peut tous deux trouver des jobs
And finally see what it means to be living
Et comprendre enfin ce que vivre signifie vraiment
You see my old man's got a problem
Tu sais mon vieux a un problème
He live with the bottle that's the way it is
Il a un faible pour la bouteille, c'est ainsi
He says his body's too old for working
Il dit qu'il est trop vieux pour travailler
I say his body's too young to look like his
Moi je dis qu'il est trop jeune pour se laisser aller comme ça
My mama went off and left him
Ma mère est partie et l'a laissé
She wanted more from life than he could give
Elle voulait plus dans la vie qu'il ne pouvait lui offrir
I said somebody's got to take care of him
Il fallait bien que quelqu'un s'occupe de lui
So I quit school and that's what I did
Alors, j'ai quitté l'école pour veiller sur lui
You got a fast car
Tu as une voiture rapide
But is it fast enough so we can fly away
Mais est-elle assez rapide pour nous envoler au loin
We gotta make a decision
On doit prendre une décision
We leave tonight or live and die this way
Qu'on s'en aille cette nuit ou jamais
I remember we were driving driving in your car
Je me souviens quand on était dans ta voiture
The speed so fast I felt like I was drunk
On allait tellement vite que j'avais l'impression d’être ivre
City lights lay out before us
Devant nous scintillaient les lumières de la ville
And your arm felt nice wrapped 'round my shoulder
Et c'était bon de sentir ton bras autour de mon cou
And I had a feeling that I belonged
Et j'avais l'impression d'avoir trouver ma voie
And I had feeling I could be someone, be someone, be someone
Et j'ai eu la sensation de pouvoir être quelqu'un, être quelqu'un, être quelqu'un
You got a fast car
Tu as une voiture rapide
And we go cruising to entertain ourselves
Et nous roulions simplement pour nous distraire
You still ain't got a job
Tu n'as toujours pas de boulot
And I work in a market as a checkout girl
Et moi je travaille comme caissière dans un supermarché
I know things will get better
Je sais que les choses vont finir par s'arranger
You'll find work and I'll get promoted
Tu trouveras un boulot et moi j'aurai une promotion
We'll move out of the shelter
On quittera notre taudis
Buy a big house and live in the suburbs
On achètera une grande maison dans un quartier résidentiel
You got a fast car
Tu as une voiture rapide
And I got a job that pays all our bills
Et mon travail sert à payer nos dépenses
You stay out drinking late at the bar
Tu passes tes journées dans les bars
See more of your friends than you do of your kids
Voyant plus tes amis que tu ne vois tes propres enfants
I'd always hoped for better
J'ai toujours espéré mieux
Thought maybe together you and me would find it
Je pensais que peut-être tous les deux on aurait pu y arriver
I got no plans I ain't going nowhere
Je n'ai pas de projets et je n'ai nulle par où aller
So take your fast car and keep on driving
Alors prends ta voiture rapide et continue de rouler
You got a fast car
Tu as une voiture rapide
But is it fast enough so you can fly away
Mais est-elle assez rapide pour que tu t'envoles
You gotta make a decision
Tu dois prendre une décision
You leave tonight or live and die this way
Tu pars ce soir ou vis et meurs ainsi
La chanson est un conte traitant de misère endémique. La narratrice raconte l'histoire de sa vie, difficile, qui a commencé par le divorce de sa mère d'avec son père sans emploi et alcoolique, ce qui l'amène à quitter l'école pour en prendre soin.
Quittant par la suite sa ville natale avec son compagnon dans l'espoir d'une meilleure vie, le cycle recommence. Son compagnon est sans emploi et devient alcoolique, laissant la narratrice seule à la maison avec son enfant alors qu'il boit avec ses amis.
Après avoir décroché un meilleur emploi, elle accepte sa vie telle qu'elle est. Elle demande à son compagnon de la quitter, de partir au volant de sa « voiture rapide » (fast car) et de continuer sa route.
Billie Holiday : Strange Fruit
Paroles et traduction de
Strange Fruit par Billie Holiday :
Strange Fruit ( Fruit Etrange )
Southern trees bear strange fruit
Les arbres du Sud portent un fruit étrange
Blood on the leaves and blood on the root
Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines
Black bodies swinging in the southern breeze
Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud
Strange fruit hanging from poplar trees
Un fruit étrange suspendu aux peupliers
Pastoral scene of the gallant South
Scène pastorale du vaillant Sud
The bulging eyes and the twisted mouth
Les yeux révulsés et la bouche déformée
Scent of magnolia sweet and fresh
Le parfum des magnolias doux et printanier
Then the sudden smell of burning flesh
Puis l'odeur soudaine de la chair qui brûle
Here is a fruit for the crows to pluck
Voici un fruit que les corbeaux picorent
For the rain to gather, for the wind to suck
Que la pluie fait pousser, que le vent assèche
For the sun to ripe, to the tree to drop
Que le soleil fait mûrir,
que l'arbre fait tomber
Here is a strange and bitter crop !
Voici une bien étrange et amère récolte !
Tirée d'un poème écrit et publié en 1937 par Abel Meeropol, c'est un réquisitoire artistique contre le racisme aux États-Unis et plus particulièrement contre les lynchages que subissent les Afro-Américains, qui atteignent alors un pic dans le sud des États-Unis.
Meeropol l'a mis en musique avec l'aide de sa femme, et la chanteuse Laura Duncan l'interprète comme une chanson de protestation sur les scènes de New York à la fin des années 1930, y compris au Madison Square Garden.
Le « strange fruit » évoqué dans le morceau est le corps d'un Noir pendu à un arbre. On peut lire dans la deuxième strophe :
« Scène pastorale du vaillant Sud :
Les yeux exorbités et la bouche tordue,
Un parfum de magnolia doux et frais,
Puis l'odeur soudaine d'une chair qui brûle. »
Lorsque Billie Holiday interprète pour la première fois cette chanson, trois lynchages ont déjà été perpétrés cette année-là (1939). Un sondage de l’époque révèle que six Blancs sur dix étaient favorables à cette pratique.
La chanson Strange Fruit se démarque du répertoire habituel de Billie Holiday. Chanteuse de jazz et de blues déjà célèbre aux États-Unis, elle acquiert une notoriété internationale grâce à Strange Fruit.
L’image publique de Billie Holiday devient indissociable du morceau : la chanteuse, réputée pour sa capacité à séduire et à émouvoir le public, prouve ici qu’elle peut aussi le bouleverser.
Billie Holiday a elle-même souhaité que le titre de son autobiographie reprenne les dernières paroles de la chanson, Bitter Crop (en français : « récolte amère »), ce qu’a refusé la maison d’édition.
mardi 19 avril 2022
Prohibition de Brigitte Fontaine
vendredi 8 avril 2022
" Sugar Man " réalisé par Malik Bendjelloul ( 2012 )
Sixto Diaz Rodriguez, connu sous son nom d'artiste Rodriguez, né le 10 juillet 1942 à Détroit dans le Michigan, est un auteur-compositeur-interprète, musicien de rock et de folk américain.
Sa carrière s'est limitée à la sortie de deux albums studio au début des années 1970, qui n'ont pas connu le succès, ainsi qu'à quelques brèves tournées. Ayant toujours mené une vie normale, il a souvent enchaîné les petits boulots pour faire vivre sa famille.
Cependant, il est devenu très célèbre en Afrique du Sud à la fin des années 70 où ses albums avaient été piratés puis diffusés en masse. Au point de devenir l'un des artistes les plus appréciés des jeunes de la classe moyenne blanche. Censuré pour ses paroles contestataires évoquant les droits sociaux et la libération sexuelle, il a participé de fait à la montée du mouvement contre l'apartheid chez les Blancs.
Alors que le public sud-africain le croyait mort, deux fans originaires du Cap l'ont retrouvé grâce à Internet et ont organisé une série de concerts en Afrique du Sud en mars 1998, devant des milliers de personnes. Le film Sugar Man, qui raconte leur histoire, a obtenu l'Oscar du meilleur film documentaire en 2013 et a permis à Rodriguez de connaître la célébrité aux États-Unis et en Europe, où il réalise des tournées depuis 2013
samedi 2 avril 2022
L'amour existe par Maurice Pialat
« Longtemps j’ai habité la banlieue. Mon premier souvenir est un souvenir de banlieue. Aux confins de ma mémoire, un train de banlieue passe, comme dans un film. La mémoire et les films se remplissent d’objets qu’on ne pourra plus jamais appréhender.
Longuement j’ai habité ce quartier de Courbevoie. Les bombes démolirent les vieilles maisons, mais l’église épargnée fut ainsi dégagée. Je troque une victime contre ces pierres consacrées ; c’était un camarade d’école ; nous chantions dans la classe proche : « Mourir pour la patrie », « Un jour de gloire vaut cent ans de vie ».
Les cartes de géographie Vidal de Lablache éveillaient le désir des voyages lointains, mais entretenaient surtout leur illusion au sein même de nos paysages pauvres.
Un regard encore pur peut lire sans amertume ici où le mâchefer la poussière et la rouille sont comme un affleurement des couches géologiques profondes.
Palais, Palace, Eden, Magic, Lux, Kursaal… La plus belle nuit de la semaine naissait le jeudi après-midi. Entassés au premier rang, les meilleures places, les garçons et les filles acquittent pour quelques sous un règne de deux heures.
Parce que les donjons des Grands Moulins de Pantin sont un « Burg » dessiné par Hugo, le verre commun entassé au bord du canal de l’Ourcq scintille mieux que les pierreries.
A quinze ans, ce n’est rien de dépasser à vélo un trotteur à l’entraînement. Le vent d’hiver coupait le polygone du Bois de Vincennes ; moins sévère que le vent de l’hiver à venir qui verrait les Panzers répéter sur le terrain.
Promenades, premiers flirts au bord de la Marne, ombres sombres et bals muets, pas de danse pour les filles, les guinguettes fermeraient leurs volets. Les baignades de la Marne, Eldorado d’hier, vieillies, muettes et rares dorment devant la boue.
Soudain les rues sont lentes et silencieuses. Où seront les guinguettes, les fritures de Suresnes ? Paris ne s’accordera plus aux airs d’accordéon.
La banlieue entière s’est figée dans le décor préféré du film français. A Montreuil, le studio de Méliès est démoli. Ainsi merveilles et plaisirs s’en vont, sans bruit
« La banlieue triste qui s’ennuie, défile grise sous la pluie » chantait Piaf. La banlieue triste qui s’ennuie, défile grise sous la pluie. L’ennui est le principal agent d’érosion des paysages pauvres.
Les châteaux de l’enfance s’éloignent, des adultes reviennent dans la cour de leur école, comme à la récréation, puis des trains les emportent.
La banlieue grandit pour se morceler en petits terrains. La grande banlieue est la terre élue du P’tit pavillon. C’est la folie des p’titesses. Ma p’tite maison, mon p’tit jardin, mon p’tit boulot, une bonne p’tite vie bien tranquille.
Vie passée à attendre la paye. Vie pesée en heures de travail. Vie riche en heures supplémentaires. Vie pensée en termes d’assistance, de sécurité, de retraite, d’assurance. Vivants qui achètent tout au prix de détail et qui se vendent, eux, au prix de gros.
On vit dans la cuisine, c’est la plus petite pièce. En dehors des festivités, la salle à manger n’ouvre ses portes qu’aux heures du ménage. C’est la plus grande pièce : on y garde précieusement les choses précieuses.
Vies dont le futur a déjà un passé et le présent un éternel goût d’attente.
Le pavillon de banlieue peut être une expression mineure du manque d’hospitalité et de générosité du Français. Menacé il disparaîtra.
Pour être sourde la lutte n’en est pas pour autant silencieuse. Les téméraires construisent jusqu’aux avants-postes.
L’agglomération parisienne est la plus pauvre du mon-de en espaces verts. Cependant la destruction systémati-que des parcs an-ciens n’est pas achevée. Massacre au gré des spéculations qui sert la mode de la ré-sidence de faux luxe, cautionnée par des arbres centenaires.
Voici venu le temps des casernes civiles. Univers concentrationnaire payable à tempérament. Urbanisme pensé en termes de voirie. Matériaux pauvres dégradés avant la fin des travaux.
Le paysage étant généralement ingrat. On va jusqu’à supprimer les fenêtres puisqu’il n’y a rien à voir.
Les entrepreneurs entretiennent la nostalgie des travaux effectués pour le compte de l’organisation Todt.
Parachèvement de la ségrégation des classes. Introduc-tion de la ségrégation des âges : parents de même âge ayant le même nombre d’enfants du même âge. On ne choisit pas, on est choisi.
Enfants sages comme des images que les éducateurs désirent. Jeux troubles dans les caves démesurées. Contraintes des jeux préfabriqués ou évasion ? Quels seront leurs souvenirs ?
Le bonheur sera décidé dans les bureaux d’études. La ceinture rouge sera peinte en rose. Qui répète aujourd’hui du peuple français qu’il est indiscipliné. Toute une classe conditionnée de copropriétaires est prête à la relève. Classe qui fait les bonnes élections. Culture en toc dans construction en toc. De plus en plus la publicité prévaut contre la réalité.
Ils existent à trois kilomètres des Champs-Élysées. Constructions légères de planches et de cartons goudronnés qui s’enflamment très facilement. Des ustensiles à pétrole servent à la cuisine et à l’éclairage.
Nombre de microbes respirés dans un mètre cube d’air par une vendeuse de grands magasins : 4 millions
Nombre de frappes tapées dans une année par une dactylo : 15 millions
Déficit en terrain de jeux, en terrain de sport :75%
Déficit en jardin d’enfant : 99%
Nombre de lycées dans les communes de la Seine : 9. Dans Paris : 29
Fils d’ouvriers à l’Université : 3%. A l’Université de Paris : 1,5%
Fils d’ouvriers à l’école de médecine : 0,9%.
A la Faculté de lettres : 0,2%
Théâtre en-dehors de Paris : 0. Salle de concert : 0
La moitié de l’année, les heures de liberté sont dans la nuit. Mais tous les matins, c’est la hantise du retard.
Départ à la nuit noire. Course jusqu’à la station. Trajet aveugle et chaotique au sein d’une foule serrée et moite. Plongée dans le métro tiède. Interminable couloir de correspondance. Portillon automatique. Entassement dans les wagons surchargés. Second trajet en autobus.
Le travail est une délivrance. Le soir, on remet ça : deux heures, trois heures, quatre heures de trajet chaque jour.
Cette eau grise ne remue que les matins et les soirs. Le gros de la troupe au front du travail, l’arrière tient. Le pays à ses heures de marée basse.
L’autobus, millionnaire en kilomètres, et le travailleur, millionnaire en geste de travail, se sont séparés une dernière fois, un soir, si discrètement qu’ils n’y ont pas pris garde.
D’un côté les vieux autobus à plate-forme n’ont pas le droit à la retraite, l’administration les revend, ils doivent recommencer une carrière.
De l’autre, les vieux travailleurs. Vieillesse qui doit, dans l’esprit de chaque salarié, indubitablement survenir. Vieillesse comme récompense, comme marché que chacun considère avoir passé. Ils ont payé pour ça. Payé pour être vieux. Le seul âge où l’on vous fout la paix. Mais quelle paix ? Le repos à neuf mille francs par mois. L’isolement dans les vieux quartiers. L’asile.
Ils attendent l’heure lointaine qui revient du pays de leur enfance, l’heure où les bêtes rentrent. Collines gagnées par l’ombre. Aboiement des chiens. Odeur du bétail. Une voix connue très lointaine… Non. Ils pourraient tendre la main et palper la page du livre, le livre de leur première lecture.
Les squares n’ont pas remplacé les paysages de L’Ile de France qui venaient, hier encore, jusqu’à Paris, à la rencontre des peintres.
Le voyageur pressé ignore les banlieues. Ces rues plus offertes aux barricades qu’aux défilés gardent au plus secret des beautés impénétrables. Seul celui qui eût pu les dire se tait. Personne ne lui a appris à les lire. Enfant doué que l’adolescence trouve cloué et morne, définitivement. Il n’a pas fait bon de rester là, emprisonné, après y être né. Quelques kilomètres de trop à l’écart.
Des années et des années d’hôtels, de « garnis ». Des entassements à dix dans la même chambre. Des coups donnés, des coups reçus. Des oreilles fermées aux cris. Et la fin du travail à l’heure où ferment les musées. Aucune promotion, aucun plan, aucune dépense ne permettra la cautérisation. Il ne doit rien rester pour perpétrer la misère. La leçon des ténèbres n’est jamais inscrite au flanc des monuments.
La main de la gloire qui ordonne et dirige, elle aussi peut implorer. Un simple changement d’angle y suffit.
L'amour existe est un film français réalisé par Maurice Pialat et sorti en 1960.
Genre :
Court métrage documentaire
Récompenses et distinctions :
Prix Louis-Delluc 1960
Mostra de Venise 1961
Prix Louis Lumière 1961
dimanche 27 mars 2022
Paroles et traduction de la chanson «Born In The USA» par Bruce Springsteen
Born In The USA
(Né Aux Etats-Unis)
Born down in a dead man's town
Né dans une ville paumée
The first kick I took was when I hit the ground
J'ai reçu mon premier coup quand j'ai touché le sol
You end up like a dog that's been beat too much
On finit comme un chien trop battu
Till you spend half your life just covering up
Passant la moitié de sa vie à s'en remettre
(Chorus:)
Born in the U.S.A.
Né aux Etats-Unis
I was born in the U.S.A.
Je suis né aux Etats-Unis
I was born in the U.S.A.
Je suis né aux Etats-Unis
Born in the U.S.A.
Né aux Etats-Unis
Got in a little hometown jam
Foutu dans le pétrin à la ville
So they put a rifle in my hand
Ils m'ont mis un fusil dans les mains
Sent me off to a foreign land
M'ont envoyé dans un pays lointain
To go and kill the yellow man
Pour aller tuer l'homme jaune
Come back home to the refinery
De retour chez moi, à la raffinerie
Hiring man says Son if it was up to me
Le chef du personnel me dit Fils, si ça ne dépendait que de moi.
Went down to see my V.A. man
Ayant vu le secrétaire aux anciens combattants
He said Son, don't you understand now
Il m'a dit Fils, ne comprends-tu pas maintenant ?
I had a brother at Khe Sahn
J'avais un frère à Khe Sahn
Fighting off the Viet Cong
Qui combattait les Viet Cong
They're still there, he's all gone
Ils sont encore là, il a disparu
He had a woman he loved in Saigon
Il avait une femme qu'il aimait à Saigon
I got a picture of him in her arms now
J'ai encore une photo de lui dans ses bras
Down in the shadow of the penitentiary
A l'ombre du pénitencier
Out by the gas fires of the refinery
Près des torchères de la raffinerie
I'm ten years burning down the road
Ça fait 10 ans que je m'use sur la route
Nowhere to run ain't got nowhere to go
Nulle part où s'enfuir, nulle part où aller
Born in the U.S.A.
Né aux Etats-Unis
I was born in the
U.S.A.
Je suis né aux Etats-Unis
Born in the U.S.A.
Né aux Etats-Unis
I'm a long gone Daddy in the U.S.A.
Je suis un papa parti depuis longtemps aux Etats-Unis
Born in the U.S.A.
Né aux Etats-Unis
Born in the U.S.A.
Né aux Etats-Unis
Born in the U.S.A.
Né aux Etats-Unis
I'm a cool rocking Daddy in the U.S.A. idem
Je suis un papa cool qui assure aux Etats-Unis
Born in the USA raconte le retour au pays d'un vétéran de la guerre du Viêt Nam et le rejet qu'il subit de la part de ses concitoyens.
La chanson a été en partie un hommage à des amis de Springsteen qui avaient vécu la guerre du Viêt Nam et dont certains ne revinrent pas, notamment de Bart Haynes, batteur de son premier groupe The Castiles, mort au Vietnam en 1967.
Springsteen, réformé 4F
(victime à 19 ans d’un accident de moto, il en garde une jambe légèrement boiteuse, et ne passe pas les tests physiques, si bien qu'il est réformé du service militaire),
il proteste aussi sur les difficultés des vétérans du Viêt Nam face à leur retour de la guerre.
L'optimiste pense que l'on vit dans le meilleur des mondes possibles.
Le pessimiste pense que malheureusement c'est vrai.






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